Les Collectivités territoriales initient des Schémas touristiques. Le "Tourisme d'affaires" y est parfois présent, mais avec la portion congrue. Et l'expression "tourisme d'affaires" déjà éloigne de l'ensemble des enjeux des Foires, Salons et Congrès. Ces derniers ont encore moins leur place.

Que pourrions-nous imaginer pour faciliter et encourager l'introduction des enjeux de l'événement et des FSC en particulier dans les Schémas touristiques des territoires ?

L'opportunité est d'autant plus importante que le Tourisme émerge de plus en plus comme un des leviers-clefs de l'attractivité et du rayonnement des territoires.

Nous vous proposons un exemple appliqué à un TERRITOIRE X.

 

 

DOCUMENT DETAILLE DE L'EXEMPLE : CLIQUER CI-DESSOUS

Document détaillé d'un exemple de contribution pour donner une nouvelle place au Tourisme d’affaires dans le Schéma touristique d’une Collectivité territoriale.

Résumé de la proposition :

Notre proposition a pour objectif d’attirer l’attention sur le rôle-clef des Foires, Salons, Congrès et Evénements (FSCE) à l’échelle du Territoire X et de contribuer à la définition d’une Politique innovante et performante des FSCE dans le Schéma territorial du Tourisme.

L’activité FSCE, élément-clef du Tourisme d’affaires, fait rarement l’objet de politique territoriale claire. L’intégrer solidement dans le Schéma touristique sera une véritable originalité et marque de positionnement.

Pour les Etats, les Régions, les Villes et Territoires, le défi à venir sera de plus en plus celui de l’invention et de la conquête du TEMPS PUBLIC. Notre proposition s’inscrit dans cet horizon de construire le TERRITOIRE-TEMPS du Territoire X.

Au-delà de cette singularité possible, l’activité FSCE est en pleine croissance mondiale, au nœud des problématiques de compétitivité et d’attractivité territoriale. Elle est à la fois DANS le Tourisme et AU-DELA, au service de champs d’activité tiers. Elle enrichit et étend les puissances du Tourisme.

Les principaux points de notre contribution :

  1. Prendre conscience des forces du Territoire X dans les FSCE, construire son expertise : identifier les investissements menés par le Territoire X ; évaluer les événements comme mode de structuration du territoire ; se réarticuler dans le temps long des pratiques ; mesurer les retombées économiques, mais aussi symboliques, sociétales et structurantes pour les filières.
  2. Commencer par la Recherche et l’Innovation, priorité du Territoire X : définition d’une politique territoriale des Congrès pour la Recherche ; encourager les dispositifs FSCE comme base de valorisation de la Recherche ; Développement de Living labs et de dispositifs de recueil de données ; structuration d’un savoir pluridisciplinaire, d’une R&D FSCE.
  3. S’inclure dans le tourisme avec une logique utile de DESTINATION. Dans un premier temps résister à la tentation d’une marque type « Territoire X Events » pour encourager d’abord la configuration de l’activité FSCE sur le territoire : se donner une ambition de territoire européen des FSCE ; définir des dispositifs d’événements prioritaires ; développer des projets-clefs d’accueil des « touristes d’affaires » ; renforcer la sécurité ; créer des proximités (type cluster, événement-cluster) au sein de la filière événement ; organiser un réseau d’Ambassadeurs porteurs de projets ; se placer comme force de proposition à l’échelle nationale et européenne; créer un « réseau des territoires d’événements » ; optimiser les ponts avec le tourisme de loisirs.
  4. Tenter l’International. Les FSCE créent des « territoires nomades du Territoire X » à l’étranger. Il s’agit d’encourager la présence du Territoire X sur les salons et congrès étrangers. Des pistes pourront être dessinées : cartographie du « soft power », accompagnement des entreprises locales de la filière événement et encouragement de l’organisation/duplication de manifestations à l’international. Il existe une opportunité particulière avec le Territoire étranger Y, jumelé avec le Territoire X, grand acteur de Foires, Salons et Congrès.
  5. Le Territoire X peut être ce Territoire touristique qui sera reconnue pour sa Culture de l’événement et ses Evénements culturels : mettre en série les événements à vocation culturelle, encourager une culture de l’événement (réflexe d’utiliser les dispositifs événements), politique de soutien des événements culturels, valorisation des pratiques des professionnels de l’événement, positionnement pour des lignes éditoriales fortes, valorisation des réseaux de Foires, Marchés et Fêtes foraines.
  6. Interroger le numérique à l’aune de l’événement. Intégrer les pratiques des Millénnials dans la fabrication des événements, développer une « politique conversationnelle », utiliser l’événement comme facteur de territorialisation du numérique
  7. Poser la nécessaire question de l’environnement au cœur des enjeux du Tourisme et de sa croissance exponentielle. Le leadership dans le Tourisme passe par la capacité à créer des événements sur les enjeux environnementaux du tourisme. Imaginons que le Territoire X réponde à la complexité de ces enjeux avec un événement d’envergure internationale, intégrable par exemple dans les démarches de l’ONU sur le Tourisme.

Note sur le TEMPS PUBLIC. Cette contribution part notamment du constat que se dessine de plus en plus clairement un intérêt pour le TEMPS PUBLIC. Il ne s'agit pas d'une invention : pas d'espace public sans temps public par définition. Toutefois les villes, les régions, les territoires prennent la main pour créer des rites, des temporalités au bénéfice des populations et des filières et pour construire leur action sur leur propre géographie.

Evénément et territoire sont aujourd'hui liés plus clairement, même si cela n'est pas encore suffisamment dit et pensé. Nous mettons en exergue cette notion de TEMPS PUBLIC pour relever l'importance de ce lien. Il s'agit bien pour chaque collectivité d'envisager des stratégies pour fabriquer et régir leur TERRITOIRE-TEMPS au bénéfice de leurs citoyens et de l'ensemble des bénéficiaires des politiques publiques de l'économie, de la culture, de la recherche, de la protection sociale, etc...

Extrait du document ci-joint (pdf).

La notion d’événements et d’actualités envahissent nos discours et nos perceptions. Notre modernité est une époque où le temps sort des repères institués.

Même si cela peut paraître abstrait, nous partons donc de l’hypothèse que nous sommes entrés dans L’ERE DE L’INVENTION ET DE LA CONQUÊTE DU TEMPS PUBLIC, au-delà de l’espace public.

C’est pour cette raison que l’activité des Foires, Salons, Congrès et Evénements est exactement au cœur des enjeux des territoires et de leur compétitivité.

 

  • Le TEMPS PUBLIC n’est pas nouveau. Il est lié à l’ESPACE PUBLIC. Simplement il devient aujourd’hui un enjeu plus clair de construction de la vie des territoires et des citoyens, de décisions des acteurs d’un territoire.
  • LE TEMPS PUBLIC, c’est de la ville, de la campagne, du territoire (Braudel disait à propos des Foires, des « villes éphémères »).
  • Le TEMPS PUBLIC est un TEMPS qui permet les RENCONTRES. Ils offrent des modes d’HABITATION DU TEMPS pour les individus et les collectifs, des modes d’être-là.
  • Le TEMPS PUBLIC permet des fictions, des croyances, des fantasmes.
  • Le TEMPS PUBLIC est fait de productions multiples de temporalités, avec leurs durées variables, leurs rythmes, des passages de l’une à l’autre, des ensembles temporels possibles, des bifurcations, etc… Il peut libérer des impératifs d’urgence, être lenteur.
  • Ce TEMPS PUBLIC est un TEMPS PUBLIC DE LIBERTES. Il est organisé, institué pour être partageable par tous. Il sert les libertés d’entreprendre, de commerce, de mobilité, d’expression et plus globalement les libertés des citoyens. Les Pouvoirs publics contribuent à la production et à la protection de ce TEMPS PUBLIC, tout comme ils le font de manière plus explicite et instituée pour l’ESPACE PUBLIC.
  • Le TEMPS PUBLIC comme l’ESPACE PUBLIC prend des figures territoriales, des formes singulières, des temps de différences. Il existe bien des TEMPS PUBLICS, comme des espaces publics. Comme pour les espaces publics, il existe un enjeu de vies pour les « habitants » de ces temps. De la même manière que se pose la question des « NON-LIEUX », indifférents aux vies et aux singularités, il existe la question du « NON-TEMPS » où la vie ne dure pas.
  • De manière pragmatique : pas de développement économique sans TEMPS PUBLIC.
  • Chaque territoire, chaque Région, chaque Etat, chaque Union d’Etats ou de territoires a cet enjeu de construction de son TERRITOIRE-TEMPS.

 

 

Enjeu : Construire le TERRITOIRE-TEMPS du Territoire X MAINTENANT ET DEMAIN comme levier essentiel de sa compétitivité interterritoriale européenne et mondiale, au service de ses filières, champs d’activités et populations.

 

Proposition

Avec l’ambition et la vision d’une construction du TERRITOIRE-TEMPS du Territoire X, contribuer à énoncer au cœur du Schéma Territorial du Tourisme une politique innovante et performante en France clairement dédiée à l’activité Foires, Salons, Congrès, Evénements et placer cette activité parmi les priorités de la stratégie globale du Territoire X.

 

Tag(s) : #Livre blanc - Nundinographie RDI, #Politiques publiques

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :