Sommaire :

 

A. Objectif principal de la contribution : un dispositif compétitif et innovant, fondé sur l’activité des foires, salons et congrès, au service de la Recherche d'une Région, de la France, de l'Europe,

B. Eléments de constat : rôle de la conversation dans la production des savoirs, l’accès aux marchés, le positionnement international,

C. L’activité foires, salons et congrès et la science : les ambitions possibles d'un territoire,

D. Axes de développement et premières propositions pour le dispositif.

A. Objectif principal de la contribution : un dispositif compétitif et innovant fondé sur l’activité des foires, salons et congrès au service de la Recherche d'une Région, de la France, de l'Europe

L’objectif principal de cette contribution est d’inviter les acteurs des pouvoirs publics et ceux de la Recherche d'un pays ou d'une région à inclure dans leur Politique de Recherche un dispositif compétitif et innovant, fondé sur l’activité des foires, salons et congrès, de :

  • Socialisation scientifique,
  • Valorisation de la recherche et transfert technologique auprès des entreprises et des marchés,
  • Expérimentation et connaissance des usages,
  • Territorialisation et de déterritorialisation de la Recherche,
  • Clusterisation (les salons sont des clusters),
  • Accélération du passage Recherche-Innovation,
  • Positionnement et soft power au bénéfice des excellences scientifiques régionales,
  • Ouverture et implication des citoyens et de la société.

La complexité et la technicité des fonctionnements et des enjeux ne permettent pas de donner dans cette contribution des solutions achevées, mais plus simplement de dessiner des pistes possibles d’exploration et de sensibilisation dans le but de mettre en place un dispositif fondé sur l’activité des foires, salons et congrès au bénéfice de la Recherche et de l’atteinte de ses objectifs pour elle, du développement de l’Innovation et pour le rayonnement d'une Région, de la France et de l’Union Européenne. Il n’est pas exclu que ces pistes aient déjà des modalités d’existence ou correspondent à des initiatives en cours.

B. Eléments de constat : rôle de la conversation dans la production des savoirs, l’accès aux marchés, le positionnement international

Cette contribution part des constats principaux suivants :

1. Savoir et conversation. La production de savoir et de théories, l’avancée de la connaissance ne sont pas possibles sans conversation[1], sans une série d’échanges informels, entre pairs, mais aussi avec des personnes de monde hors de la Recherche. Cette conversation est avant tout interindividuelle, elle est possible intra- et inter disciplines, entre les organisations, entre les générations, les intérêts particuliers et généraux, entre les nations. Elle se construit sur les bases d’une proximité. Elle est maintenant largement encouragée par la culture digitale et à la base de cette dernière[2]. Reste à avoir l’ambition de s’affirmer comme grand territoire de conversation scientifique.

2. Recherche-marchés. La recherche doit rencontrer le monde des marchés et des entreprises pour assurer à la fois sa valorisation et ses transferts technologiques, participer au développement de l’innovation, obtenir des sources de financement. A l’inverse, le monde de l’entreprise, particulièrement en France, doit rencontrer la Recherche, sur la base d’échanges et de partenariats, où la distribution des compétences ne réserve pas uniquement à un côté, l’intelligence et les savoirs, et à l’autre, le management et le sens du réel.

3. Politique et scène internationale. Si le Savant n’est pas un Politique, la Recherche régionale, française ou européenne doit exister politiquement et se positionner sur la scène internationale[3] face à la concurrence pacifique avec les autres recherches de nations, de fédérations ou de continents tiers pour encourager et développer ses projets et ses collaborations de recherche et pour affirmer les positions d'une Région, de la France et plus largement de l’Europe.

 
  1. Théorème vivant, Cédric Villani, Editions Grasset 2012,
  1. « Markets are conversations », www.cluetrainmanifesto.com
  1. CHARLE Christophe, La république des universitaires, 1870-1940, Collection L’univers historique, Seuil, 1994, en particulier les pages 375-394, « Universitaires français et champ intellectuel international : les congrès » et la Revue Germanique Internationale, 12/2010, La Fabrique internationale de la science, Les congrès scientifiques de 1865 à 1945, CNRS Editions,

 

 

C. L’activité foires, salons et congrès et la science : les ambitions possibles d'un territoire

 

Il est tout à fait possible d’imaginer et de vouloir que telle ou telle région, la France, l'Europe deviennent terre par excellence des congrès, des salons et des foires au service de la Recherche et de ses avancées et les promotrices d’une Recherche et Innovation qui sait s’exporter et développer leurs affaires étrangères par ces dispositifs dans le monde.

 

Aucune région en Europe, même la plus avancée dans la filière de l’événement, ne semble avoir clairement identifié et valorisé ce levier.

 

1. Destins croisées de la Recherche, des congrès, des salons et des foires. La Recherche et les Foires, Salons et Congrès ont leurs destins et leurs vitalités qui se croisent depuis les débuts de la modernité avec le développement des Congrès scientifiques internationaux et les Expositions Universelles du XIXème siècle jusqu’à la multiplication des manifestations de Congrès, de Foires et Salons aujourd’hui sur l’ensemble des territoires français, européens et internationaux.

2. Un rôle majeur dans l’économie de la connaissance. A une époque qui voit se multiplier les clusters, les mécanismes de transversalité et de fertilisation croisée, les schèmes de partage de la connaissance et de production d’innovation sur les bases de la proximité, il est bon de rappeler que les salons et congrès eux-mêmes peuvent être considérés comme des « clusters transitoires et répétitifs »[1] capables sur la durée longue de créer sur des territoires donnés des temporalités de partage de savoir, de réseau, de reconnaissance et d’innovation, en combinant l’hétérogénéité des acteurs scientifiques, économiques et politiques. Ils peuvent constituer des « Field Configuring Events » dont l’efficacité joue sur l’évolution des filières, des marchés, des pratiques scientifiques ou technologiques de tel ou tel champ d’activité, ou des ponts des uns aux autres. Ils peuvent jouer aussi le rôle de contre-espace[2] (notion d’hétérotopie), de contretemps dans les mécaniques et les rapports de forces fermés qui peuvent exister dans le monde. Plus largement ils participent au développement d‘espaces démocratiques, y compris dans des contextes qui ne s’y prêtent pas aujourd’hui.

 

3. L'Europe est continent leader des Foires, Salons et Congrès (et la France a une grande part de ce leadership). C’est un atout majeur de développement, en particulier pour la Recherche. Toutefois il est peu évoqué, inégalement selon les pays, dans les politiques scientifiques et économiques.  La recherche elle-même sur les foires, salons et congrès est assez limitée en France au rebours de nos voisins d’Outre-rhin (Messewirschaft). En 2006, le rapport Charié à l’Assemblé nationale[3] est la première synthèse visible et reconnue en France de cette force. Cela reste une date récente.

 

 

 
  1. Temporary Clusters and Knowledge Creation: The Effects of International Trade Fairs, Conventions and Other Professional Gatherings, Peter Maskell, Harald BATHELT and Anders MALMBERG, 2004, http://www.spaces-online.uni-hd.de/include/SPACES%202004-04%20Maskell-Bathelt-Malmberg.pdf ; Exploring the Knowledge Strategies of Temporary Cluster Organizers: A Longitudinal Study of the EU Fabric Industry Trade Shows (1986–2006), Diego RINNALO, Francesca GOLFETTO, Bocconi University, Economic Economic Geography Volume 87, Issue 4, pages 453–476, October 2011 ; Field-Configuring Events as Structuring Mechanisms: How Conferences, Ceremonies, and Trade Shows Constitute New Technologies, Industries, and Markets, Joseph LAMPEL, City University London - Sir John Cass Business School, Alan B. MEYER, University of Oregon - Department of Management, 2008, Journal of Management Studies, Vol. 45, No. 6, pp. 1025-1035, September 2008.
  1. Hétérotopie est un mot utilisé – peut-être inventé, en même temps qu’une hétérotopologie - par Michel Foucault. Des espaces autres, Dits et Ecrits, T.IV, 1980-1988, Editons Gallimard, 1994, p. 752-762, écrit en 1967. « Il y a également, et ceci probablement dans toute culture, dans toute civilisation, des lieux réels, des lieux effectifs, des lieux qui sont dessinés dans l’institution même de la société, et qui sont des sortes de contre-emplacements, sortes d’utopies effectivement réalisées dans lesquelles les emplacements réels, tous les autres emplacements réels que l’on peut trouver à l’intérieur de la culture sont à la fois représentés, contestés et inversés, des sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables. Ces lieux, parce qu’ils sont absolument autres que tous les emplacements qu’ils reflètent et dont ils parlent, je les appellerai, par opposition aux utopies, les hétérotopies (…) ».
  1. CHARIE Jean-Paul, Foires, salons, congrès : pour que la France rime avec croissance, Rapport d’information de la commission des affaires économiques, Assemblée nationale, février 2006
 

D. Axes de développement et premières propositions pour le dispositif

L’intégration du dispositif salons et congrès pourraient être inspirée des quatre axes suivants :

  • Axe 1 : Politique. Définition d’une politique régionale/nationale/européenne des congrès pour le développement des communautés scientifiques et le positionnement de la Recherche du territoire dans le Monde ;
  • Axe 2 : Médias. Encouragement à l’utilisation du dispositif congrès, foires et salons à fins de collaboration entre les laboratoires et les entreprises, la Recherche et les Marchés, sur les bases de valorisation de la recherche et d’accélération des transferts technologiques,
  • Axe 3 : Labs. Développement de « living labs », d’expérimentation et de processus de recueil de données sur les salons et congrès auprès des publics professionnels et du grand public,
  • Axe 4 : RDI. Structuration d’une Recherche Développement Innovation dans les Foires, Salons, Congrès à des fins d’expertise et d’innovation de la Région, de la France, de l'Europe dans ce secteur au service de la Recherche et des entreprises.

Nous pouvons dessiner, pour illustrer ce projet, une série de premières propositions liées à chacun de ces axes.

Proposition 1 : élaborer et rendre visible une politique régionale des congrès (axe 1)

Les congrès sont souvent au cœur des politiques de chaque laboratoire ou des organismes de recherche, mais il ne semble pas exister de politique d’ensemble qui permette de percevoir les grandes orientations et de les partager avec l’ensemble des acteurs à la fois du monde de la recherche, mais aussi des sphères politique, sociale ou économique. La visibilité d’une politique, au-delà des efficacités qu’elle pourrait permettre, serait aussi un formidable tremplin d’implication des acteurs et donc de développement de cette activité. Doit-il exister, pour la gouvernance d’une telle politique, une organisation dédiée au sein des administrations d'une Région, de la France, de l'Europe et de la Recherche ? Il pourra être important d’y inclure les acteurs des territoires et de la profession des salons et congrès, en particulier sur les enjeux d’attractivité et de développement territorial.

Proposition 2 : créer un observatoire de l’activité scientifique sur les congrès (axe 1). Il ne semble pas exister de comptabilisation consolidée de l’ensemble des congrès scientifiques qui ont lieu en Région et au-delà, ni des congrès étrangers internationaux auxquels les chercheurs des territoires concernés ont participé. Quelle est la cartographie des congrès scientifiques dans le monde, les répartitions par disciplines, les critères d’évaluation de ces congrès (hormis l’évaluation instituée des publications) ? Quelles sont les évolutions des pratiques, les tendances, les modes d’implication des scientifiques, leur niveau d’influence, des industriels, les corrélations avec les territoires et avec les autres localisations de la recherche, les métropoles, etc…Telle ou telle région est-elle plus présente sur les congrès ou pas ? Est-elle plus ou moins puissance invitante ? Gagne-t-elle plus ou moins souvent la localisation des congrès sur son territoire ? ….Et quelles sont les positions des recherches concurrentes et amies ? Cet observatoire pourrait être établi au moins à l'échelle d'une Région ?

Proposition 3 : construire un indicateur de socialisation scientifique sur les congrès (axe 1). Dans la lignée de la proposition précédente, il s’agirait de se donner les moyens d’abord de reconnaître l’importance de la participation aux congrès et ensuite de mesurer l’effort à fournir pour l’encourager. Les chercheurs sont de plus en plus dans la situation de « devoir payer pour parler » et donc de parler de moins en moins. La participation aux congrès devient une péripétie alors qu’elle peut être stratégique pour un laboratoire, pour une recherche, pour un pays. C’est aussi une manière de valoriser à côté des indicateurs d’évaluation des publications et des brevetages, la dimension sociale et humaine de la Recherche. Ce travail d’élaboration de l’indicateur pourrait se faire en coopération avec des professionnels de l’organisation des congrès.

Proposition 4 : développer une ingénierie financière spécifique et facile de soutien aux congrès scientifiques et à la participation aux congrès scientifiques (axe 1). Il existe déjà diverses modalités de financement, la course au financement et à la quête de fonds reste toutefois une difficulté forte pour les chercheurs et les sociétés savantes, notamment dans les disciplines où le secteur industriel est peu impliqué (par ex. les SHS). Est-ce que des modes de fonctionnement tels que ceux du CNC dans le cinéma pourraient être envisagés ?

Proposition 5 : création de grands congrès transdisciplinaires fondés sur les enjeux sociétaux (axe 1). Il existait au 19ème siècle en France, le congrès scientifique de France, sorte de congrès universel qui réunissait des sessions de toutes les disciplines scientifiques, des lettres et des beaux-arts. Si ce modèle ne peut plus avoir cours, reste que peut être envisagée la création d’un grand congrès, un grand événement de la Recherche régionale/ française/européenne, qui fonctionnerait sur les bases de la transdisciplinarité, la mobilisation des disciplines autour de grandes questions qui proviendraient des enjeux sociétaux et qui impliqueraient à la fois les communautés scientifiques et les entreprises. Ce grand congrès serait de dimension internationale, et tournerait sur les grandes métropoles et territoires.

Proposition 6 : se rapprocher des filières économiques en intégrant les comités de pilotage et les gouvernances des salons (axe 2). De nombreux salons professionnels se définissent à partir des réunions d’un comité de pilotage constitué de « co-producteurs », représentants d’entreprises, d’interprofessions, d’institutions. Il pourrait être déterminant pour les laboratoires et les organismes de recherche de chercher à participer à ces comités de pilotages en fonction des filières industrielles et économiques dans lesquels ils souhaitent s’investir. Cela peut déjà être fait occasionnellement, une intégration de ces cas et une amplification de ce procédé serviraient à la fois de moyens de connexion aux communautés industrielles et de leviers d’action sur les contenus, notamment la valorisation des transferts technologiques et la structuration des lignes d’innovation. En agissant ainsi la collaboration Recherche-Marchés se place définitivement dans le temps long de la préparation et non pas dans le temps court du seul événement.

Proposition 7 : construire/renforcer une politique, dans le prolongement de la proposition précédente, de participation aux Foires et salons, d’abord professionnels et d’envergure internationale, mais aussi dans des cadres régionaux et Grand Public, que cela soit avec des stands propres ou dans des missions en collaboration avec des partenaires des entreprises ou des institutions (axe 2). La présence n’est pas toujours attendue dans les contextes de l’exposition, elle dénote une volonté claire de s’orienter vers les mondes tiers, hors recherche et peut être significative, notamment à l’étranger de prise de position. il est important d’insister sur le fait qu’elle a aussi un sens pour entrer en relation avec la société civile – cas patent des Foires Grand Public, hors le schéma habituel des salons de formation et d’enseignement -. Cette présence sera d’autant plus efficace qu’elle sera considérée dans le large temps de la préparation et des possibilités de construction de relations avec les autres acteurs, sans se limiter à la seule action de l’événement proprement dit.

Proposition 8. Se rapprocher de la filière des foires salons et congrès pour participer à la structuration qu’elle met en place et aux missions qui répondent à ses vocations de valoriser une Région, la France, l'Europe et leur compétitivité (axe 2). Cette gouvernance se structure en France depuis le rapport Charié. La Recherche en prenant part à ce mouvement servira à la fois ses intérêts d’échanges, de valorisation et d’ancrage territorial et plus globalement participera à la compétitivité des dispositifs de communication FSC qui font la singularité de la culture française et européenne (Europe continent leader des FSC).

Proposition 9. Définir et structurer dans l’organisation de la recherche un système capable de recueillir les besoins des laboratoires ou des universités, de proposer des stratégies FSC, de coordonner des actions (axe 1). Il existe de très nombreuses cellules congrès ou événementiels dans les centres de recherche et les universités, souvent isolées, avec peu de moyens. Il est possible d’imaginer un schéma plus étoffé et avec une expertise croissante. Des partenariats ou des délégations de service public auprès de professionnels privés sont peut-être possibles.

Proposition 10. Construire des plateaux de recherche sur les Foires, Salons et Congrès, à l’instar des « living labs » développés sur les bases digitales et numériques (axe 3). Mettre les laboratoires dans les Marchés et dans la Société. Il s’agit schématiquement d’organiser dans le cadre d’une manifestation ou de plusieurs manifestations, sur une ou plusieurs éditions, sur un ou plusieurs territoires, des laboratoires de rencontres/usages sur des enjeux de recherche ou de recherche-marché (Santé, Accompagnement, Pédagogie, Urbanisme, Citoyenneté et Environnement, Développement technologique dans une ou plusieurs filières, ….) qui permettent de mettre en relation des chercheurs, des usagers (professionnels ou grand public) , des organismes institutionnels, des entreprises pour déterminer ensemble des problématisations, des nouvelles méthodes de résolution participative et collective et des solutions possibles : un réseau, une multiplicité d’apparitions vivantes d’un laboratoire innovant, qui permette de nouveaux « devenirs chercheurs », y compris dans les entreprises. Les « Labs » pourrait être des terrains privilégiés des Sciences Humaines et Sociales.

Proposition 11. Constituer la 1ère science pluridisciplinaire des Foires, Salons et Congrès pour affirmer le leadership de la France sur cette riche Technologie de l’Information, de la Communication et du Commerce (axe 4). Il n’existe que très peu de productions scientifiques sur les Foires, Salons et Congrès (à la fois les manifestations et les infrastructures) en France et en Europe, à part schématiquement les recherches en Histoire et en Archéologie et en Allemagne en particulier, la Messewirstchaft, dédiée à l’économie des FSC, à forte connotation managériale et marketing. La Recherche dans les régions et en France pourrait devenir l’initiatrice d’une véritable science des FSC capable d’en détecter toute la pertinence et les puissances innovatrices dans notre siècle de communication et d’échanges et d’affirmer ainsi le leadership français.

Les objectifs de cette recherche seraient aux bénéfices de la recherche et de l’innovation et à ceux de la profession des foires, salons et congrès elle-même. L’activité Foires, Salons, Congrès dans toute son ampleur offre des « prismes de savoir » pour analyser des questions de recherche qui les dépassent : sociologie, géographie, économie de la connaissance, urbanisme, …

Sociologie, économie, géographie, histoire, archéologie, linguistique, urbanisme, architecture, philosophie, cinéma, …tous les registres des savoirs pourraient être convoqués, particulièrement en Sciences Humaines et Sociales, pour créer ce nouveau champ de savoir. La filière FSC dans son ensemble s’intéresse de plus en plus au développement de sa RDI.

Proposition 12. Créer, via le développement de ce champ de savoir FSC, un réseau de recherche en France et en Europe, en collaboration avec les professionnels de la filière FSC et les filières économiques (axe 4) afin de :

  • Structurer les échanges interdisciplinaires et entre les pays,
  • Encourager des liens privilégiés entre la Recherche et les Marchés sur le cœur de leur communication et de leurs propres processus d’innovation, renforcer la création avec les entreprises de filières innovantes,
  • Défendre les positions des échanges scientifiques et économiques via les FSC dans les politiques publiques régionales, nationales et européennes, tant dans le secteur économique que dans celui de la Recherche et de l’Innovation.

Conclusion

Par la construction et la mise en place de ce dispositif fondé sur les Foires, Salons et Congrès, la Recherche d'une Région, de la France, de l'Europe se donne des territoires ouverts et compétitifs de production de savoirs, d’amélioration de ses communications et de ses relations au sein de la Recherche mondiale, et avec les entreprises, de construction de nouvelles méthodes d’innovation et de champs partenariaux, dans ses frontières et ailleurs dans le Monde.

Il s’agit bien aussi d’une opportunité pour une région et sa Recherche d’affirmer son originalité et son leadership et de devenir la terre par excellence des congrès, des salons et des foires au service de la Recherche et de ses avancées.

Plus globalement, il s’agit d’anticiper l’avenir d’une société mondiale de communication dans laquelle les virtualités et les libertés des hommes et de leur Société ne dépendent pas seulement de la virtualisation des communications, mais aussi des territoires, des corps et des matérialités.

Tag(s) : #Livre blanc - Nundinographie RDI, #Livre blanc, #Projet

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